THE FAUFILEE

Le dossier du spectacle  La Faufilée.pdf

Un teaser en extérieur ICI

Le teaser en salle ICI

C'est l'histoire d'une femme dand un maison.


Dans un texte poétique et quotidien, elle raconte ce lieu,cette maison qu’elle a choisie d’instinct, qu’elle décore,qu’elle apprivoise jour après jour, qui la protège. Elleoccupe cette construction par son corps et sa voix. Dansune petite auto-analyse dérisoire, elle confie ses habitudeset ses travers d’habitante.

L'homme est là dans la maison...

Patiemment, silencieusement, il lui tisse une toile de fils de laine qui comble ses espaces intérieurs et la contient…qui l’entrave aussi et menace de l’enfermer. Il bâtit et elle habite, tels des animaux architectes –castor, araignée ou oiseau de paradis....

Que se passera-t-il quand chacun, ainsi occupé à sa tâche, viendra modifier et envahir l'espace de l'autre ?


«Je suis partie d’une histoire de ma grand-mère (qui a installé le chauffage central grâce à ses compétences en tricot !) pour interroger la notion d’habitat et travailler à la construction d’une maison avec de la laine. Je me suis également nourrie d’écrits, comme Habiter de Michel Serres et Habiter en oiseau de Vinciane Despret. 

Serions-nous profondément "animaux" dans nos aménagements et l’occupation de nos habitats ?

Quel animal suis-je moi, bâtisseuse urbaine qui tente la reconnexion avec un environnement que je dompte grâce ma tondeuse et mes glanages à la Foirefouille ? 

Habite-t-on d’instinct ? Avons-nous hérité de nos petite habitudes ?

J’ai décidé d’en discuter avec le public, dans une forme vivante, qui mêle théâtre de récit et performance tricoteuse et j’ai invité Gilles Lebreton, danseur, à rejoindre le projet. Nos deux personnages, à travers leurs explorations, font l’expérience des mots “bâtir” et “habiter”.

Bâtisseur et habitant, chacun vaque, affairé à faire l’expérience du monde. Entre “fabriquer le monde” et “être au monde” il y a deux façons de vivre l’espace qui se rejoignent dans la nécessité première, animale, de le remodeler pour se rassembler dedans et délimiter le dehors.“ 

"HABITER, ce verbe dit deux Choses en somme le paradis Charnel et lexpulsion brute de léden. méditer sur habiter passe par trois prépositionsje veux dire trois positions ou thèsestrois habitats ou lieux doriginedanshors et parlintérieurlextérieur et le passage à travers un seuil.”

Michel Serre, HABITER